Quoi de neuf? - Mars 2015

Chers Amis de BRUANT,

Quelques explications quant à notre long silence… Passer d'une maison de 250 m2 à environ 800 m2, afin d'accueillir le Musée et des chambres d'hôte, imposait d'effectuer de gros travaux ; le chantier d'agrandissement débuta le 03 novembre 2003. Nous avions prévu d'ouvrir, au public, le musée en mai 2004, à la livraison du chantier… L'architecte chargé des travaux d'agrandissement se révéla être une crapule ! L'entrepreneur qu'il avait imposé étant emprisonné, nous ne pûmes rien récupérer au point de vue pécuniaire. Une faible indemnité, comparée au fonds engagés, nous fut réglée par l'assurance de l'architecte. Il fallut tout démolir et tenter de trouver une entreprise générale qui accepterait de reprendre le chantier. Aucune entreprise ne désirait le faire… Un jeune entrepreneur se proposa, nous pensions qu'il était compétent, or, nous tombâmes de Charybde en Scylla ; le toit entier faillit s’effondrer ! Il fallut étayer le rez-de-chaussée en attendant de trouver un charpentier confirmé pour tout refaire. En octobre 2007, un bon charpentier se chargea de refaire la toiture. Cependant, restait à trouver les autres corps d'état. En 2010 et une fois de plus nous fûmes lésés par un électricien incompétent ce qui nous contraignit à ester en justice afin d'être indemnisés. L'expert du tribunal nous imposa un électricien, qui lassé de ne pas trouver les pannes et les courts-circuits finit par déposer le bilan et disparaître, en 2011… Une autre entreprise reprit le travail ; la livraison provisoire se fit en octobre 2014, tout récemment. Ce ne furent pas les seuls corps d'état en faute ; après avoir été payés, ceux-ci déposaient leur bilan sachant que leur travail était à refaire ; chaque fois, nous devions faire reprendre les ouvrages défectueux. Nous désespérions de voir l'achèvement de ce chantier. Ces douze années furent démoralisantes et usantes. Nous apprécions d'en voir la fin et souhaitons ne pas découvrir d'autres vices cachés !
Ce résumé pour vous expliquer pourquoi, après avoir ouvert quelques jours, nous fûmes contraints de cesser les visites tant que le bon fonctionnement et les normes n'étaient pas acquis. Nous vous épargnons le descriptif des multiples entreprises défaillantes et les soucis que nous subîmes tant ils furent accablants et démontrent le manque de scrupules de certains artisans du bâtiment qui font n'importe quoi tout en ne risquant rien puisqu'il leur suffit de déposer le bilan et changer d'adresse ; c'est réconfortant de savoir que ce n'est pas le cas de tous, encore faut-il les connaître. Sans le musée et son public, nous ne pûmes plus avancer ; furent mises en attente l'animation du site, la publicité, les ventes, etc. Il nous fallut résister pour ne pas perdre courage et continuer notre œuvre dédiée à Aristide Bruant. J. Dubois-Bermand s'y consacre avec ténacité, depuis l'année 2000 où elle débuta ses recherches, soutint sa thèse et engagea les travaux. Elle remercie de tout cœur son mari et tous ceux qui la soutinrent moralement, pendant cette épreuve kafkaïenne.